Prendre de la hauteur

Certes la tuile qui nous tombe sur la gueule aujourd’hui est colossale, et on est loin d’être sortis d’affaire. Même si nous en sortons vivants il faudra se dépatouiller avec la casse du système et ce qui restera de nos libertés. Mais malgré la souffrance du moment, jeter un regard autour de nous, arrêter de se triturer le nombril et zieuter le reste du monde pourrait certainement nous aider à supporter notre réclusion momentanée. Le covid-19 n’est pas le premier virus à secouer la planète. D’autres contrées moins pénardes connaissent depuis longtemps les affres de ces petites bêtes. Bien sûr, c’était loin et puis, les maladies de nègres ou de pédés ça nous concernaient pas… Les histoires de pestes appartenaient à l’ancien monde et la science nous mettait à l’abri de tout. L’aveuglement et la toute puissance offraient un confort qu’on pensait éternel. La réalité nous rattrape et nous renvoie à notre condition d’humbles mortels du même acabit que tous les autres couillons quelques soient leur couleur ou leur domicile.

Puis faudrait pas oublier que la terre continue malgré tout à tourner, que des gens crèvent toujours de faim, que des opposants sont torturés dans les geôles des dictatures, que des bombes détruisent des villes et des vies, que les religions prêchent toujours la haine, que des femmes sont battues et des gosses déculottés par des ecclésiastiques, que des centrales fuient et que des prolétaires sont opprimés, que des éspèces disparaissent et que les glaces fondent, que des corps tourmentés sont bouffés par des crabes, au creux des lits d’hôpitaux ou au fond de la Méditerranée. Quid des migrants, ceux de Lesbos ou de Calais, quelle est leur existence et de quelle mort vont-ils finir ?

Si seulement les épreuves que nous partageons pouvaient rendre les survivants un peu moins égoïstes et disons le franchement, un peu moins cons, si la solidarité devenait la règle sociale, si la Raison était enseignée dans nos écoles, alors le passage par cette épidémie n’aurait pas été que négatif…

Bon d’accord, ma chronique du jour n’est pas des plus rigolote. Aussi pour me faire pardonner, je vous propose ce refrain d’une comptine célébre :

« Roulons-nous des pelles

Tant que Casta ne nous voit pas.

Si Casta nous voyait

Il nous cas-ta-gne-rait…

A vous d’en commettre la suite… Et de la chanter à tue-tête !

Riton 27 03 20

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