Vive le 1er Mai 2020….

Ce 1 er mai, nous le devons !

Nous le devons à tous les affamés, les crucifiés, les pendus, les écartelés, les roués vifs de toutes les oppressions
Nous le devons aux esclaves révoltés, aux briseurs de chaînes, aux brûleurs de châteaux, aux preneurs de bastilles
Nous le devons aux Canuts, aux mitraillés de Fourmi, aux affamés de la mine
Nous le devons aux enterrés vivants dans les tranchées et aux exécutés pour l’exemple,
Nous le devons aux grévistes du Front Popu, aux cocus de la drôle de guerre, aux déportés
Nous le devons aux exploseurs de rails, aux manifestants sous la botte nazie, aux fusillés du Mont Valérien
Nous le devons aux mutins de Kronstadt, aux combattants du front de l’Ebre, aux paysans sans terre, aux enfumés, aux colonisés
Nous le devons aux guillotinés d’Alger-Barberousse, aux électrisés de Massu, aux noyés en Seine, aux écrasés de Charonne
Nous le devons à ceux qui crèvent à Lesbos ou sous les bombes, dans l’indifférence générale.
Nous le devons aux morts des EHPAD, aux malades, aux soignants méprisés, à tous les exploités d’aujourd’hui, aux verbalisés, aux emprisonnés, aux rejetés, aux matraqués, aux violentés policièrement, à tous les sacrifiés sur l’autel du capital…

Ce 1 er mai, nous le vivrons !

Nous mettrons nos plus beaux atours
Nous écrirons de notre plus belle plume une dérogation toute neuve que nous plierons délicatement dans la pochette de notre veston, orné d’une fleurette, du muguet s’il y en a, sinon n’importe quelle fleur fera l’affaire.
Que nous soyons dans une mégapole ou le moindre hameau, sans provocation nous sortirons dans la rue. Nous passerons devant les Bourses du Travail, les Maisons du Peuple, les Monuments aux Morts, les plaques commémoratives. Nous nous saluerons de loin, nous nous sourirons, nous nous enverrons des baisers. Nous foulerons le sol où se sont usés les galoches et les sabots de nos anciens. Nous mettrons nos pas dans les leurs en fredonnant les chants de la Commune et ceux de 68.
Nous montrerons à l’état, aux patrons, à tous les pisse-froids que la Classe Ouvrière est toujours debout et que le sang des martyrs de Chicago coule encore dans nos veines…

Riton 26 04 2020

 Cette chanson s’intitule tout simplement: 1er mai. Elle date de la fin du 19 ème siècle. Elle est interprétée par Marc Ogeret (27/02/1932 . 04/ 06/2018). Vous pouvez retrouvez ce titre dans son album « Chansons contre » paru en 1968.

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Sergio 26 04 2020

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