A mis hermanos proletarios…

Chers prolos, vous permettez que je vous nomme ainsi même si vous avez oublié depuis longtemps ce que ce mot signifie, je vous annonce deux nouvelles. Une mauvais et une bonne. Je commence par la bonne : le capitalisme s’effondre comme un château de cartes, et c’est tant mieux. La seconde, c’est qu’il nous entraîne avec lui comme un jeu de dominos, et qu’on va en chier…
Va y en avoir du sang et des larmes d’autant plus que les habitudes consuméristes et le laisser-aller installés chez nous depuis les trente glorieuses nous ont, pour la majorité tout au moins, rendu la vie d’une extrême facilité. Marchandise à gogo, crédits, française des gueux, des patrons aimables dont nous sommes les « collaborateurs », les ouvriers devenus « compagnons », les vacances et les loisirs, des SUV et des Nikes, tout pour combler, comme eut dit ma vieille mère, des gens qui pètent plus haut que leur cul. Tellement heureux qu’on en oublie que la sécu ou les retraites, c’est nous, par nos cotisations, qui les finançons, c’est pas un cadeau du MEDEF.
Bon, maintenant que je vous ai bien sapé le moral, voyons la suite possible.
Premier scénario : le capital plonge et par effet de ruissellement des catastrophes, on l’accompagne en continuant de faire là où on nous dit de faire, travailler plus, réduire nos libertés, pour notre bien évidemment, obéir et dénoncer, souffrir pour racheter nos fautes…
Deuxième scénario : Admettre et faire admettre aux nôtres que demain sera moins cool qu’hier, qu’on va redécouvrir des plaisirs plus simples et moins onéreux, pratiquer à nouveau la solidarité de classe, s’impliquer dans la vie de son quartier ou de son village, inventer de nouvelles formes de production, revenir à l’essentiel : le cadre de vie, l’alimentation, la santé, l’éducation, la culture, le sport débarrassé du pognon, en un mot prendre notre vie en main et que ça ne sera pas triste, bien au contraire.
Voilà le choix que l’avenir nous réserve. Depuis longtemps des esprits un peu plus éclairés nous annonçaient dans leurs paroles ou leurs écrits la situation actuelle. Nous partagions souvent leurs points de vue mais nous ne vivions pas la chose dans nos chairs et nous passions vite à la suite. Aujourd’hui nous y voilà. Il ne tient qu’à nous de choisir : la dictature ou la liberté, la servitude ou la dignité…

Riton 30 04 20

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