Masque la menace…

On est pas encore déconfis, que le sabre vengeur de l’état s’élève au dessus de nos têtes. Le reconfinement est dans l’air, car voici que l’insouciance légendaires des gaulois offre à nouveau de la chair fraîche à la bête. En Dordogne jusqu’ici épargnée, un « cluster » est découvert dans un cimetière, enfin si l’on en croit la photo parue ce jour dans le quotidien régional… En fait ce ne sont pas les défunts qui seraient contaminés, mais la famille qui, au lieu de faire son deuil chacun de son coté, un verre de Bergerac à la main, a outrepassé les consignes en se rejoignant autour de la tombe.
Peut-être que si les croque-morts avaient eu des masques à distribuer à l’assistance… mais comme ils n’en possédaient pas pour eux mêmes…
Les victimes, parlons-en. On connaît ceux des EHPAD, qui avant d’être des morts-morts étaient souvent des morts vivants, abandonnés par les familles et rackettés par les institutions toutes autant publiques que privées. Les personnes fragiles et les malades atteints d’affections graves. Le personnel soignant envoyé au front sans protection. Les prolos à qui on n’a pas laissé le choix -ou tu bosses ou tu dégages-, les caissières de grandes surfaces, les chauffeurs routiers privés de restos et même de pissoirs, les pauvres en général qui vivent encagés dans quelques mètres carrés, et qu’on verbalise sans merci quand on ne les assomme pas à coup de muselière. Les taulards privés de visites. Tout ce petit peuple à qui l’on ment effrontément et qui en prend plein la gueule à longueur d’années, qu’on envoie voter pour légitimer une démocrature et les prébendes des élus, qu’on s’apprête, pour son bien of course, a de nouveau incarcérer, contrôler, ficher, tracer, médicaliser, culpabiliser. Ce virus, c’est du pain béni pour tous les autocrates de Paris, de Moscou ou d’Alger. Il a déjà brisé les élans émancipateurs qui renaissaient de par le monde, et permet que se pérennisent et s’amplifient les guerres et les massacres dans l’indifférence égoïste des chasseurs de masques et le profit de ceux qui les leurs vendent. Sans réaction populaire massive, si on continue à faire dans son pantalon et dénoncer le voisin, si on ne se pose pas pour réfléchir aux vrais problèmes, si les masques deviennent baillons, on aura perdu, pour nous mais aussi pour nos gosses, car leur avenir n’aura rien à envier à celui d’Orwell…

Riton 10 05 2020

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