MUTINS DE 1917

En ces temps de Panthéonisation où les poilus sont entrés par l’intermédiaire de Maurice Genevoix je vous invite à découvrir cette chanson de Jacques Debronckart « Mutins 1917 » qui comte les mutineries de milliers de soldats de l’armée française , mutineries qui ont eu lieu aussi dans d’autres pays. Jacques Debronckart que j’ai découvert en 1969 avec l’album « Suis heureux » est un auteur compositeur de grand talent hélas parti trop jeune. Je vous invite à fouiller sur le net pour le découvrir.

Les paroles de cette chanson.

Vous n’êtes pas aux Monuments aux Morts Vous n’êtes même plus dans les mémoires Comme vos compagnons de la Mer Noire : Vous êtes morts et deux fois morts A vos petits enfants l’on ne répète Jamais comment finit leur grand-papa : Il y a des choses dont on ne parle pas Mutins de mille neuf cent dix-sept Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle Faisaient carrière dans les états-majors Leur humeur décidait de votre sort : Aujourd’hui qui se le rappelle ? Au lieu de s’emmerder en garnison Au lieu de piétiner au même grade C’était le temps béni de l’empoignade Vous parlez d’une belle occasion… Vous aviez fait tant d’assauts inutiles Juste pour corser le communiqué Vous vous sentiez tellement cocufiés Tellement pris pour des imbéciles Que vous avez voulu que ça s’arrête Cet abattoir tenu par la patrie Cette nationale charcuterie Mutins de mille neuf cent dix-sept Avant l’attaque arrivaient les cercueils Et vous coupiez votre pain sur leurs planches Tout juste si le crêpe à votre manche N’annonçait votre propre deuil Par malheur, la France n’était pas prête Se révolter lui paraissait énorme Elle bavait encore devant l’uniforme Mutins de mille neuf cent dix-sept L’Histoire vous a jetés dans ses égouts Cachant sous les flots de ses Marseillaises Qu’une bonne moitié de l’armée française Brûlait de faire comme vous Un jour, sortirez-vous des oubliettes ? Un jour verrons-nous gagner votre cause ? J’en doute, à voir le train où vont les choses Mutins de mille neuf cent dix-sept Mutins de mille neuf cent dix-sept Très belle chanson in extremis acheté en 45 t, puisque interdite , à l’époque où les disquaires sortaient de tout et connaissaient les auteurs et chansons.

Cliquez sur ce lien pour l’écouter

Mutins 1917

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